Congés
Principes généraux
Droit au congé annuel
- Tout agent public (titulaire, stagiaire, contractuel de droit public) en activité a droit à un congé annuel rémunéré : ce sont les congés payés.
- Pour la Fonction Publique Territoriale, l’article L. 621-1 du Code Général de la Fonction Publique dispose que « le fonctionnaire en activité a droit à un congé annuel avec traitement ».
- Pour le calcul : la durée est égale à 5 fois le nombre de jours travaillés dans la semaine. Par exemple, pour un agent à temps plein travaillant 5 jours/semaine → 5 × 5 = 25 jours ouvrés de congés annuels.
- Cela s’applique tant pour les temps complets que pour les temps partiels ou non-complet (le calcul se fait sur l’obligation hebdomadaire de service).
Période de référence et prise des congés
- La période de référence est généralement l’année civile : du 1er janvier au 31 décembre.
- Les congés doivent être posés durant cette période sauf dispositions de report exceptionnelles.
- Le calendrier des congés est fixé par l’autorité territoriale (ou le chef de service) après consultation des agents, et doit prendre en compte l’intérêt du service.
- Les agents « chargés de famille » bénéficient d’une priorité dans le choix des périodes.
Jours supplémentaires de « fractionnement »
- Si un agent pose des congés en dehors de la période du 1er mai au 31 octobre, il peut bénéficier de jours supplémentaires dits « de fractionnement ». Par exemple :
- 1 jour de congé supplémentaire si l’agent pose 5, 6 ou 7 jours en dehors de cette période.
- 2 jours supplémentaires s’il pose 8 jours ou plus.
Report, compte épargne-temps et indemnisation
Report des congés non pris
- En principe, les congés acquis doivent être pris dans l’année civile. Le report n’est pas automatique.
- Toutefois, des reports sont possibles dans certaines situations :
- si l’agent est absent pour raison de santé (maladie ordinaire, longue maladie, longue durée, accident de service, maladie professionnelle) : il y a un droit de report automatique dans la limite de 4 semaines par an sur une période de 15 mois.
- si l’absence est liée aux responsabilités parentales ou familiales : congé maternité, paternité, adoption, présence parentale, proche aidant, etc. Dans ce cas, la totalité des congés non pris peut être reportée sur une période de 15 mois.
Compte épargne-temps (CET)
- Les jours de congé non pris peuvent, sous certaines conditions, être versés sur un CET.
- Le CET permet la prise de congés ultérieurement, l’indemnisation ou la conversion en pension de retraite sous conditions.
- Exemple : un agent doit avoir pris au moins 20 jours de congés annuels pour pouvoir verser des jours sur un CET.
Indemnisation des congés non pris en fin de relation de travail
- Lorsque l’agent quitte la FPT (retraite, démission, fin de contrat, mutation, etc.) et n’a pas pu prendre ses congés annuels : ces jours peuvent donner lieu à une indemnité compensatrice.
- En cas d’absence pour raison de santé, l’indemnisation est limitée aux 4 premières semaines.
